Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 14:50

 

Pourquoi faut - il écrire avec un goût de cendre

Pourquoi se demander quel est notre avenir

Pourquoi faire surgir le spectre de Cassandre

Pourquoi garder l’espoir et pourquoi réagir ?

 

La vieillesse souvent est une déchéance

Je vois donc un futur encore bien lointain

Ou l’homme utilisant les pouvoirs de la science

Aura, sans état d’âme , décidé de la « fin »

 

Ou plutôt d’une fin programmé et brutale

Pour la masse du « peuple » docile et consentant

Toujours conditionné par des forces mentales

Par son éducation son environnement

 

Quel bonheur en effet de s’en remettre « aux autres »

Pour quitter ce « bas monde » quand règne la laideur

En laissant des enfants confiés aux « bons apôtres »

Qui, grâce à Dieu, toujours serviront de tuteurs !

 

Les « autres » les voici : ils constituent « l’élite »

De gourons, de savants, qui l’on dit immortels !

Ils gardent leurs secrets .. car bien sûr, ils méritent

De disposer de tout puisqu’ils sont fraternels !

 

Leur pouvoir infini est une récompense

De travaux et d’efforts couronnés de succès

Ils vivent maintenant avec la connaissance

Dans le monde quantique ou ils ont pénétré

 

L’olympe des « Anciens » n’est plus une chimère

Les « sages », de là haut, dans leur grande bonté

Accordent aux « Mortels » tels des Pères et de Mères

Le choix de vie, de mort, en toute liberté !

 

Voyez- vous aujourd’hui à l’horizon qui monte

Le tableau idyllique et ce qui vous attend ?

Pensez-y, choisissez, et abordez sans honte

Les siècles à venir si vous avez le temps

 

Le temps de contrôler l’infernale machine

Qui, du Bien et du Mal se moque éperdument

Regardez le présent : l’ordinateur fascine

La « Planète jouet » fait de nous des enfants !

                                                                        

                                                                         Vire le vent le 25 mars 2011

                                                                         Jean JUGIE

 

« L’ordinateur (computer)

Au sens (très) large est-il

Le cheval de Troie dans

Notre société…. ?

Par poete - Publié dans : Jean JUGIE
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Samedi 2 avril 2011 6 02 /04 /Avr /2011 00:01

 

CARREFOUR-EST.jpg  

« Il aborde avec prudence les carrefours dangereux.»

Jules ROMAINS

 

 

Depuis des lustres je demeure immobile,

Incertain, incrédule et indécis.

Quel chemin emprunter ? Encore fragile,

J’hésite. Devrais-je attendre une éclaircie ?

 

Rien ne pourra jamais

Être construit, édifié

Sur des a priori,

Sur des vues d’infini

Drapées de perfection !

Au loin ces ambitions

Vides d’authentiques substances !

Sans aucune insolence

Accorde sans retenue

Tes talents de l’esprit.

Pourquoi donc, diras-tu.

Pourquoi livrer ainsi

Ma vie, mon avenir

Sans fort me cuirasser,

Sans vraiment réagir

Face aux tourments meurtriers ?

 

À vouloir trop briller

D’autres jeunes fanfarons

Sont pour cela tombés.

Une confiance trop naïve

Confortée d’illusions

Souvent vindicatives

Fausse le raisonnement,

Brouille le discernement

De contours embrumés.

Axe, place ton jugement

Hors des flous enfumés.

Crois, si tu es intègre

Et pur, à l’être suprême.

Lui sait, grand Orfèvre,

T’éclairer car il t’aime,

Même avec tes problèmes.

 

M’aidera-t-il à voir,

Saura-t-il sans retard

Me guider, Lui mon Dieu,

Vers un destin heureux ?

Alors que nous pauvres hommes,

Plutôt nains que géants,

Ternes substances nous sommes,

Au présent affligeant.

Nous restons demandeurs

D’avenirs prometteurs,

Sur terre, ou bien ici,

Ou dans d’autres galaxies.

Je suis prêt à partir

Loin de l’ordonnateur

Qui m’empêche de franchir

Les sas libérateurs.

 

Serai-je riche et puissant,

Sans égal, différent,

Allié ou solitaire,

Fort d’une intelligence

Parfois inaccessible,

Généreux, pingre austère ?

Riche d’une indépendance

Je saurai être sensible.

Serai-je réformateur,

Partisan d’un progrès,

Des hommes libérateurs,

Vrai ferment d’espérer

Que demain sera mieux

Le don offert des cieux ?

Mon destin sera-t-il

Fertile ou bien stérile ?

 

 Charles GUY

1978

Par poete - Publié dans : Christian G. GAUVIN
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Vendredi 1 avril 2011 5 01 /04 /Avr /2011 00:01

 

  CARREFOUR-SUD.jpg

« Un fol allait crier par tous les carrefours qu’il vendait la sagesse. »

La FONTAINE

 

 

L’été est fini,

Soleil et chaleur

En nous réunis,

Brûlent encore nos cœurs.

Saurons-nous offrir

Les beaux juteux fruits,

Les doux élixirs

Que l’amour produit ?

 

 

Seraient-ce là les multiples interrogations

Qui sans cesse grouillent en les brumes de l’incertitude,

Ou parmi les fantasmes de l’imagination,

Le visage caché par les voiles de l’inquiétude ?

Sauras-tu demain t’annoncer, te mettre nue,

T’offrir, te donner sans calcul, sans retenue ?

 

 

Loin de ces pensées, se dressent là en mon esprit

Mille supputations incontrôlables, incertaines

Qu’une balance céleste dirige alors dans nos vies :

Actions, initiatives ou autres phénomènes

D’une alliance balbutiante d’où ne seront vainqueurs,

Nuls calculateurs, mais seuls les agents du cœur !

 

 

Je reste là frustré,

D’une renaissance rêvée

Avide de lendemains.

Beau soleil, beau destin,

Offrez-moi une nouvelle

Chance de vie fraternelle,

Loin de cette terre glacée,

Peu souvent généreuse ;

Loin d’un cocon larvé,

D’une retraite ténébreuse

Où je reste prisonnier

Des œuvres de mon passé.

Je demeure vulnérable

Disponible, mais capable

De semer chair féconde,

Que victorieux j’inonde !

 

Et je cache tout cet or,

Auréole d’un cœur fort,

Belle et unique richesse

De mon néant d’ivresse !

J’attends, seul, dans le doute

À la croisée des routes

Là où tu choisiras

Le vrai chemin pour toi.

Amie, demeure sincère,

Sans calculs, sans mystères !

Apprends vite à donner,

C’est une manière d’aimer.

Sache détruire en toi,

Tout calcul maladroit,

Infertile de l’orgueil

Trop basé sur toi seule !

 

 

 Charles GUY

  1978

Par poete - Publié dans : Christian G. GAUVIN
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Jeudi 31 mars 2011 4 31 /03 /Mars /2011 00:01

 

  CARREFOUR-NORD.jpg

« Il y avait de grands calvaires plantés aux carrefours des chemins.. »

Pierre LOTI

 

Après une longue marche je suis là, à la croisée des chemins.

Un besoin impérieux se manifeste : Oui, dois-je m’arrêter

Quand emporté et déséquilibré dans mon quotidien,

Je suis tarabusté d’un souffle qui désarçonne mes pensées ?

 

Mon esprit déraisonne et je crois divaguer.

La vie me semble confuse, incertaine, délétère.

Mon raisonnement erre et délire sans repères ;

Un silence oppressant règne et soudain m’envahit.

Les accents d’un remous, d’une course effrénée

Où mille flashs d’une vie qui trop vite s’enfuit,

M’entraînent loin sans défense en des cycles infernaux

D’ouest en est, du nord au sud, tous points cardinaux.

Je crois alors m’échouer sur des berges glacées

D’un continent austral hostile et terrifiant.

Or, je veux me réveiller et me libérer

De cet état comateux et anesthésiant.

Et puis choisir enfin d’un esprit éclairé.

 

Babylone, République, Nation, Cité, Concorde,

Montparnasse, Odéon dans un grand désordre

Je délire, je chaloupe, j’erre, je vais et je viens

Sur les routes d’une vie à la croisée des demain.

 

Tu es là, trop loin

Toujours loin de moi.

Que désires-tu ?

Oui, que suis-je pour toi ?

Le sais-tu au moins ?

Oui, me connais-tu ?

Où veux-tu aller

En terre contrée

Combien exilée ?

 

Charles GUY - 1981

Par poete - Publié dans : Christian G. GAUVIN
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Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 10:53

LE-PRINTEMPS-N-EST-PAS-LOIN--.jpg

 

LE PRINTEMPS N’EST PAS LOIN !

 

Que voit-on dans les prés

Et au bord du chemin

Éclore du sol gelé ?

De frêles pousses et brins

D’une vie qui s’éveille.

C’est la fin de l’hiver,

Et la semence s’égaye

Sous les glacials parterres.

 

Déjà les perce-neiges

Aux fragiles clochettes

Ont l’heureux privilège

De nous conter fleurette ;

De menues primevères

Surgissent du froid terreau

En recherche de lumière

Alors qu’il fait zéro !

 

Quand s’extraient doucement

Des entrailles de la terre

Les premiers fondements

D’une vie printanière,

Tout en l’homme aussitôt

Retrouve une nouvelle foi

Qui le hisse vers le Beau,

Vers Dieu, auquel il croit !

 

Le printemps, c’est l’espoir,

La sève, la renaissance,

Comme un nouveau départ

Vers toutes survivances.

 

Je crois, j’en suis témoin,

Le printemps n’est plus loin !

 

                                                                          

                                                                                              Ch-G Gauvin

Blangy sur Ternoise, 5 mars 2006 

Par poete - Publié dans : Christian G. GAUVIN
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